jeudi 1 avril 2010
C'est quasimment officiel, mais c'est encore officieux : la France va de nouveau avoir un Roi. Nicolas Sarkozy en débattait hier avec un journaliste de l'action française. Notre correspondant APF, Michel, était aussi sur place, et n'a rien raté de cette conversation palpitante.

Commençons par le commencement. Le Président s'est révélé, hier. Il nous a dit que son idole n'était autre qu'un certain Franco et que depuis sa plus tendre jeunesse il espère l'imiter. C'est après l'épisode des cités enflammées, tant commentées à l'étranger, qu'il aurait pris sa décision : "c'est ma guerre civile, à moi, vous comprenez ? Chaque grand homme doit avoir sa crise de référence". Il a choisi celle-là, pourquoi pas ? Il espère d'ailleurs en créer une deuxième, avec l'histoire de la Burqa, qui lui permette de justifier les pleins pouvoirs dont il rêve tant.
Une fois cette première phase terminée, Nicolas Sarkozy s'autoproclammera dictateur. Il compte rester en place une quarantaine d'années : "quarante ans, c'est bien. Plus c'est trop; moins ce n'est pas assez; faut tout faire comme Francisco, quoi; il a montré la voie".

Ensuite, il espère pouvoir rapatrier le descendant au trône. C'est là que ça se corse : il ne sait pas s'il doit être légitimiste ou orléaniste: "il nous emmerdent ces Roycos, ils pourraient se mettre d'accord; moi je fais mon job, à eux de faire le leur et de me désigner un prétendant au trône". Alors messieurs, au boulot.

"Une fois que j'aurai gouverné pendant quarante ans et que le petit prétendant aura été éduqué et sera en âge de régner, alors je partirai avec Carla en Espagne pour que nous nous fassions entérer à côté de Franco, dans le Valle de los Caidos (littéralement : la vallée des tombés, des morts)".

Voilà l'émouvant programme que Nicolas Sarkozy n'a pas voulu nous confier pour le premier avril...
 
Fernand Gabory

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