mardi 20 avril 2010
Il ne servirait à rien d'énumérer ce que les journalistes se plaisent à appeler les "crises" du pontificat de Benoît XVI. Ces "crises" sont autant de possibilités pour ces journalistes en manque de lecteurs de "taper" sur leur bête noire. Depuis cinq ans qu'il est Pape rien ne lui a été épargné et tout lui a été reproché, passant de l'intégriste au néo nazi et ainsi jusqu'au pédophile. En somme, le Pape réunirait tous les vices de la terre. Quelle horreur.

Il faut rapidement rappeler un certain nombre de choses connues : ceux qui tapent sur le Pape ne sont pas catholiques. Ceux qui l'appellent à agir autrement c'est-à-dire à agir de façon progressiste ne sont pas catholiques. Ceux qui sont catholiques et aiment le Pape le soutiennent, lui comme toute l'Eglise. Il n'y aucun doute là-dessus, surtout depuis son voyage à Malte.
jeudi 1 avril 2010
C'est quasimment officiel, mais c'est encore officieux : la France va de nouveau avoir un Roi. Nicolas Sarkozy en débattait hier avec un journaliste de l'action française. Notre correspondant APF, Michel, était aussi sur place, et n'a rien raté de cette conversation palpitante.

Commençons par le commencement. Le Président s'est révélé, hier. Il nous a dit que son idole n'était autre qu'un certain Franco et que depuis sa plus tendre jeunesse il espère l'imiter. C'est après l'épisode des cités enflammées, tant commentées à l'étranger, qu'il aurait pris sa décision : "c'est ma guerre civile, à moi, vous comprenez ? Chaque grand homme doit avoir sa crise de référence". Il a choisi celle-là, pourquoi pas ? Il espère d'ailleurs en créer une deuxième, avec l'histoire de la Burqa, qui lui permette de justifier les pleins pouvoirs dont il rêve tant.

Dans son édition du 28 mars dernier le New York Times écrivait que le président Sarkozy venait pour souligner sa grande coopération avec le président Obama sur le dossier iranien, comme sur d'autres, et apparemment pour...faire une déclaration sur leur bonne relation. Bigre.

Depuis, la presse a certes mentionné sa conférence devant 300 élèves de la Columbia University dans le cadre du World leaders programm durant laquelle le Président de la République a rappelé un certain nombre de lieux communs importants : "les Etats-Unis doivent être ouverts et généreux"; "le monde ne s'arrête ni à la côte Est, ni à la côte Ouest"; etc. Comme l'ont observé Angela Charton et Verena Dobnik du Time, Carla Bruni-Sarkozy était heureusement au premier rang pour hocher dignement la tête à chacune des affirmations de son mari. Ils avaient dû bien répéter leur gestuelle, puisqu'elle ne parle pas anglais. Pas mal pour un discours "improvisé"...
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